Temps de rire

Dans le froid de Mar del Plata

Dans le froid de Mar del Plata

Ceux qui sont nés en Guyane et qui n’en sont jamais sorti, ne connaisaient que temperatures de plus de 25°C. C’est à dire: ils ne conaissaient pas le froid.

Aujourd’hui à Mar del Plata, il faisait 2°C, et le vent était si fort. On a du se revêtir avec tout ce qu’on avait pour aller se promener à côté de la mer. On avait déjà prevu ça: on avait sept guyanais qui n’avait pas vetêments d’hiver. C’est pour ça que dans ma valise il y avait plus de vetêments d’hiver pour les garçons que de vetêments pour moi. Hier soir, mon frère et mes parents ont recherché dans le placard tout ceux qui on en pourrait avoir besoin. J’ai apporté aussi mes gants multicouleurs de l’école primaire. Les garçons les ont vu, ils ont rit et ils ont dit “non, merci”. Mais, comme je les avais dans le sac à dos, peu à peu avec le froid, ils sont venus les démander.

Je n’oublierai jamais ses rires dans le vent froid, en courant à côté de la mer. Ils m’ont fait rire jusqu’à les larmes avec l’affaire des gants avec les doigts multicouleurs. On s’a beaucoup amuse, on s’a beaucoup ému. La grosse sourire de William, toujours serieux, sera toujours dans ma mémoire, comme Bastien avec la veste de Tecnopolis de mon frère.

Je crois que ces sont les choses qui te rendent heureux et qui te donnent envie de de vivre.

Quienes nacieron en Guayana y nunca salieron de ella, no conocen más que temperaturas de más de 25°C. Es decir, no conocen el frío.

Hoy en Mar del Plata hacían 2°C, y el viento era muy fuerte. Debimos vestirnos con todo lo que teníamos para ir a pasear en la costanera. Ya lo habíamos previsto: teníamos siete guayaneses que no tenían ropa de abrico. Por eso en mi valija había más ropa de invierno para los chicos que para mí. Ayer a la noche, mi hermano y mis padres revolvieron el placar y sacaron todo lo que nos podía hacer falta. Yo llevé también mis guantes multicolores de la escuela primaria. Los chicos los vieron, se rieron y me dijeron “no gracias”. Pero como yo los tenía en mi mochila, poco a poco con el frío me los vinieron a pedir.

No olvidaré jamás sus risas en el viento frío, corriendo en la costanera. Me hicieron reir hasta las lágrimas con el asunto de los guantes con un dedo de cada color. Nos divertimos mucho, nos emocionamos mucho. La gran sonrisa de William, siempre tan serio, estará por siempre en mi memoria, como Bastién con la campera de Tecnópolis de mi hermano.

Creo que estas son las cosas que te hacen feliz y te dan ganas de vivir.

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